A: si ne suis pas la, où suis-je ?
B: ailleurs, de moi, comme jamais
B: ailleurs
E: le personnage A reste en scène, parcourt des cercles excentriques je-m’en-foutistes. B reste. E est assis au premier rang, à une extrémité. Les Œils le cherchent. Ils en oublient la scène. A est sortie.
On pose une valise devant lui.
B: j’attend.
E: Godot ?
B: Le train.
E: au milieu d’une scène
H: A veut parler. Elle assise, les jambes balançant dans la fosse.
A: il croit encore que les trains sifflent à la fermeture des portes.
E: il a même un bagage.
H: le sien
A: des vielles loques qu’on mettra plus.
A: il nage dedans.
E: Et vous croyez qu’il peut attendre comme çà longtemps?
H: Il n’a pas l’air pressé.
A: Il ne pourrait pas aller bien loin. La valise est lourde; c’est pour cela que j’ai pas voulu la prendre.
H: elle ne vous fera pas faute?
A: je sais qu’elle est bien gardée.
H: vous comptez revenir la chercher ?
A: peut-être à l’occasion voir si on a gardé la ligne.
E: et comment êtes-vous sure qu’il sera toujours là ?
A: il porte mon costume.
A: Il Pourra vivre mais celui-ci est à ma taille.
Alain Robbe-Grillet dira de la fonction de l’écrivain : « Ce n’est pas quelqu’un qui vous explique ce qu’il a compris, c’est quelqu’un qui est à la recherche de quelque chose qu’il ne comprend pas encore. »
jeudi 17 juillet 2008
mama mama mama mama mama
Plus de vingt ans sans parler italien.
Des décennies sans voir une mère morte.
Et mourir soi-même
Une peau jaune pantelante; des cuisses qui ne se touchent plus.
Sanguin qui compresse la main de sa fille.
L’empêche de respirer.
Prisonnière de ce mourant qui ne veut rien lâcher.
Regretter sur son lit de mort
Des regrets pour la vie des autres
Pour sa seule fille aussi, peut être.
Le sanguin en larmes.
L’homme qui pleure pour la première fois sur son lit mortuaire
Dieu est occasionnellement là, c’est larmes sont pour les vivants et les morts qu’il abandonne.
Il a maîtrisé toute la vie de sa fille, va-t-elle savoir quoi en faire ?
mama mama mama mama mama mama mama mama mama mama
M.A.M.A: j’ai fait cet homme qui pleure, pour la vie des autres, à son propre enterrement.
M: je protége ma vie en protégeant mon père.
Z: j’échafaude mon image de l’homme en reconstruisant sa vie.
: je n’ai vécu ma vie que dans les yeux des autres.
M.A.M.A: je t’ai balancer de père en père, toi, mon bâtard.
mama mama mama mama mama mama mama
Plus de vingt ans sans parler italien.
Des décennies sans voir une mère morte.
Et mourir soi-même
Une peau jaune pantelante; des cuisses qui ne se touchent plus.
Sanguin qui compresse la main de sa fille.
L’empêche de respirer.
Prisonnière de ce mourant qui ne veut rien lâcher.
Regretter sur son lit de mort
Des regrets pour la vie des autres
Pour sa seule fille aussi, peut être.
Le sanguin en larmes.
L’homme qui pleure pour la première fois sur son lit mortuaire
Dieu est occasionnellement là, c’est larmes sont pour les vivants et les morts qu’il abandonne.
Il a maîtrisé toute la vie de sa fille, va-t-elle savoir quoi en faire ?
mama mama mama mama mama mama mama mama mama mama
M.A.M.A: j’ai fait cet homme qui pleure, pour la vie des autres, à son propre enterrement.
M: je protége ma vie en protégeant mon père.
Z: j’échafaude mon image de l’homme en reconstruisant sa vie.
: je n’ai vécu ma vie que dans les yeux des autres.
M.A.M.A: je t’ai balancer de père en père, toi, mon bâtard.
mama mama mama mama mama mama mama
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