mercredi 25 octobre 2006

Abolition des plans
Plus que des ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZEBRURRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRE
Sur 1 plan
Mais les plans s’enchaînent
Plan plan plan plan plan plan plan plan plan plannnnnnn plannnnnnnnnnnn plannnnnnnnnnnnnnnnnnn nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn plan plan ….
Du coup, je vois l’intérieur vers l’extérieur.
J’admire son beau décolleté de fils léger
Filer a tout va sur la verdure le vent les caténaires et les gares fantômes
Autour de nous le vrombissement   des lieu que nous ne traversons plus, des vrombissement linéaire comme le cardiogramme de E.J Marey
Mais parfois, un arbre une maison une gare un camion une ville, le secoue
A rythme pas pas pas pas pas pas régulier
Vrombisssssssssssssssement vrombisssssssssssssMENttttttttt vronvronvronvronvronvronvronBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIBIsssssssssssssssssssement, vrombissement vrombissement vrombissement vrombissement vrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrombissement  bissement bissement  bissement bissement vrombisssssssssssssssssssssssssssseMENTMENTMENTMEMENTMEMENTMENTMENTMENT VROMVROMVROMbibibibissssssssssssement,
Planvromplannnnbbibibibibibibbibibibibibibiiiiiiiissssseeeeeeeeennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnplanplanplan plan plan plan plan plan plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plan vrombissement plannnnnnnnnbiseMENMENT MENT MENT. Ad Libibibibibibibibibbbbbb bbb bbb bbb bb bb bb bb bb b b b b b b b b
 
Nous roulons. Plus. nous avançons. Plus. nous filons. le long bobine de réseau
Le reste du monde file, tout doucement, plus de repères, et nous, nous défilons lon lon lon lon plan des plon plon plon plon plon plon plon plonnnnnnnn
Be
Nous ne sommes plus que tout les quatre
Elle elle moi moi soit nous nous
Toutes les deux sont bien en phase, mais mon moi moi est un peu décalé
 
TROU NOIR
On se ressent un peu plus confinés entre nous nous
Et plus proches des décolletés décolletés
 
LUMIERE,
 on se retrouve que tous les deux
Mais dès que notre 4 yeux on repris de la lumière, on  retrouve nos 8 yeux (tout proche dés lits’yeux)
 
Les siens partent je n’sais trop où.
Mais les miens replongent dans le flou fils des filles
 
Sans hurler gare gare car gare
On perd le fils !
Petit à petit je perd une fille
On retrouve 1 temps, 1 lieu puis une gare
 

 
Elle défile dans l’espace temps
Et  je me file seul avec moi moi, con sans con, entre mes 4 yeux.
 
 
 
 
 

lundi 23 octobre 2006

XAVIER GIRARD

Le recours au voyage

Ni évasion programmée, ni récit d’anticipation, mais manière de penser le temps qu’il fait, bonheur de cheminer avec.

Assis à contresens, naturellement je ne reconnais plus rien, comme si au lieu de rouler vers Paris, dans le sens de la marche, le train, à la suite d’une erreur d’aiguillage ou d’une panne inexpliquée, était parti à reculons vers le Sud ; le paysage n’est plus dans le bon sens, une décision absurde l’a renversé, je le vois, littéralement, à l’envers, même ses couleurs sont méconnaissable.

Dans l’agence de voyages où j’achète mes billets, les images de voyageurs en cours de route ont disparu. Un grand-père accompagne sa petite-fille sur le quai, des amoureux se retrouvent, des paysages d’eau ou de vigne défilent doucement, mais personne ne voyage. Dans sa hâte d’arriver à destination, ou dans sa crainte d’identifier le passager à une victime potentielle, le XXe siècle a fait disparaître le voyageur avec le voyage et l’idée même de cheminement. Dès lors, c’est la métaphore de la route, ou de la « voie », avec ses accidents, ses obstacles, sa durée propre, qui est envoyée à la corbeille. Pour bien des prophètes de la Côte Ouest, pas de doute, le XXIe siècle ne ressemblera pas à La Steppe de Tchekhov : il sera un siècle radieux dans lequel l’abolition instantanée des distances spatio-temporelles aura remplacé la pensée du devenir historique, de toute espèce de durée – mais aussi, cela va de soi, de la souffrance et de la mort.
Des spécialistes du cybermonde, comme Mark Dery, auteur de Vitesse virtuelle, appellent cette religion «sans chemin » la « techno-eschatologie ».
« De tous les modes de transport, le train est peut-être le plus propice à la réflexion », note Alain de Botton, dans son Art du voyage, qui relève au passage l’espèce de « corrélation presque simpliste entre ce que nous avons sous les yeux et les pensées que nous pouvons avoir : les grandes pensées nécessitant parfois de grands panoramas, les pensées nouvelles des lieux nouveaux ». Ce matin, la vallée du Rhône m’inspire plutôt des pensées détaillistes, des pensées « en petit », comme celles que provoque l’observation du parcours de la pluie contre la vitre ou la vision d’un mur en ruine, avec tous ses détails écrits et comme épelés, à la façon de La Ferme de Miro. En réalité, le grand et le petit, le proche et le lointain, à cet instant, se confondent
...

J’ai l’impression qu’il y a une tendance à l’illustration de l’un par l’autre (et vice versa) .
…et, je ne voit pas de lien entre le mot et l’image. Est-ce nécessaire ?
Les unes sont des rencontres, les autres des réflexions et/ou des sensations éprouvées. Cela ce passe au même moment et au même lieu.
Je suis pris dans ce dilemme.
L’alliance images et mots dans un troisième visible. (une dichotomie inversée ou un syllogisme).
Comment la maîtriser ?
Je ne fait pas della Poesia Visiva, des calligrammes ou du “copier/coller.”

Quelle est la différence entre les photos sur les rives Rhône et les photos des filles du train ?
Y’en a-t-il une ? Le Rhône et le train sont temps, mouvements et espaces singuliers.


Et je n’efflore même pas là un des problèmes de fond (et de poids), la qualité de chacun des éléments !


Syllogisme: en Logique argument logique composé de trois propositions dont la troisième est déduite des deux premières.

Dichotomie: en mathématiques et en informatique séquence d'opérations dans un ensemble ordonné, qui se divise en deux à chaque itération . En botanique ramification par séparations successives en deux branches.
Dimanche 18 septembre. Dans le train de retour,

Arles et le Rhône ne sont pas les éléments d’où doivent naître un travail. D’une certaine manière, ils sont une “pièce” par eux-mêmes. Leurs beauté est intrinsèque à leurs abandons.
Je ne peut pas produire un travail avec eux. Ils ne peuvent que m’aider, me provoquer. (je n’aime pas le terme inspirer, soit disant artistique, bien trop connoté au romantisme mais toutefois assez juste en sa définition première.) m’interroger sur mes motivations, sur mes réflexions. Le temps, le mouvement (physique et temporelle). Le train est une forme proche mais moins liée au pathos.
Je “blâme” les connotations au romantisme mais, d’une certaine manière, je suis ancré de plein pieds dedans…